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Evidemment, bande d'incultes, vous n'avez jamais au grand jamais entendu parler du Commandant Rigolet.
On va donc vous rafraîchir la mémoire maritime.
"Le 9 novembre 1971, le Maori, de retour avec un chargement de 6 944 t. de mattes et de lingots de nickel chargés à Nouméa et de 1 003 t. d'huile de coprah et de marchandises diverses en conteneurs chargées à Tahiti, lance un S.O.S. à 4h17 et coule à 4h30 par 46°05 N et 12°05 W.
Sur 39 membres d'équipage, seul l'officier mécanicien Jean Yves Duclaud qui a revêtu une combinaison de plongée est recueilli par le cargo allemand Vegesack. La cause exacte du naufrage, désarrimage de la cargaison, voie d'eau, n'a jamais pu être établie.
Les conditions de survie de Jean Yves Duclaud sont à l'origine des travaux du Commandant Rigolet dont le nom est attaché à la combinaison de survie rendue obligatoire à bord de tous les navires de commerce français après le naufrage du François Vieljeux le 14 février 1979 (23 victimes, 8 rescapés)".
[J'avais deux potes sur le François Vieljeux.]
Le Commandant Rigolet je l'ai connu, il est venu présenter, début 1976 au Havre, sa combinaison expérimentale aux jeunes élèves officier dont j'étais.
On s'est retrouvé à enfiler son machin, tout habillé dans la froidure, et à se jeter dans les eaux glacées du port. Et ça marchait.
Ce truc a sauvé des milliers de vie.
PS: Les ceusses, plein de malice, qui prétendraient que cette affaire de combinaison de survie, malgré ses airs pédants d'expertise maritime, n'est en fait qu'une pauvre métaphore (choisir, passé cinquante ans, le modèle de combinaison de survie quotidienne le mieux adapté à ses névroses) ont bien évidemment raison.
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